Le 24 février 2010
La VAP ! a écrit au président du Conseil supérieur de l’audiovisuel (CSA). La plate-forme souhaite participer aux travaux et décisions du « Collège d’Avis » du CSA.
Voici ce courrier :
Monsieur le Président,
Il y a quelques temps, nous avons pris connaissance d’une intéressante enquête concernant le CSA qui a été publié, le 3 octobre dernier, par « La Libre Belgique », sous la plume de Pierre-François Lovens et portant de titre « Le CSA se soucie-t-il vraiment du public ? ». (Quelques extraits, en annexe).
Nous sommes satisfaits de constater que le CSA y admet que le fonctionnement du Collège d’Avis va devoir être amélioré dans le sens à la fois d’une meilleure représentativité et de la « co-régulation », c’est-à-dire engageant réellement les intervenants (lesquels ne siègent aujourd’hui qu’à titre personnel). Puisque la nouvelle Déclaration gouvernementale de la Communauté Française y fait d’ailleurs explicitement allusion, vous avez déclaré : « Nous réfléchissons aussi à établir des liens plus structurés avec différentes associations (CRIOC, Centre pour l’égalité des chances,…) afin de ne pas être déconnectés des préoccupations de la population ».
En ce qui concerne une meilleure représentativité du Collège d’Avis, la plate-forme VAP !, par la présente, tient à vous signaler qu’elle serait intéressée de pouvoir participer aux travaux et aux décisions dudit Collège.
Nous vous prions de croire, Monsieur le Président, en l’expression de nos sentiments les plus cordiaux.
Pour la coordination VAP !
Christine Steinbach
ANNEXE :
Extrait de l’article « Le CSA se soucie-t-il vraiment du public ? » de Pierre-François Lovens paru sur le site de lalibre.be en octobre 2009.
(…) Malgré l’évidente maturité acquise par le CSA depuis 1997, il reste un domaine où l’institution suscite encore et toujours la perplexité : c’est celui de sa relation avec le public. Le CSA continue, en effet, d’être perçu comme un cénacle où « les professionnels de la profession » se parlent et s’arrangent entre eux, sous le contrôle plus ou moins ferme du régulateur mais, en tout cas, à l’abri des regards indiscrets de la population.
Pour Bernard Hennebert, citoyen très actif en matière d’audiovisuel et témoin de la première heure du travail accompli par le CSA, le régulateur ne prendrait toujours pas suffisamment en considération le point de vue des usagers du petit écran ou de la radio. « Il n’est pas normal que ceux qui font les médias audiovisuels soient consultés alors que ceux qui les consomment ne le sont pas », résume-t-il.
M.Hennebert dénonce le « déséquilibre flagrant » qui règne au sein du Collège d’Avis, l’un des deux organes du CSA, où sont rendus des avis sur toute question relative à l’audiovisuel et ce, à destination du pouvoir de tutelle (gouvernement de la CF). « Quand ce Collège parle de publicité, par exemple, une association telle que le CRIOC peut donner son avis, mais elle est tout à fait minorisée par rapport aux représentants des médias audiovisuels et de la pub. On est dans un rapport de force 80/20 ! Comment voulez-vous, dans ces conditions, faire entendre la voix des citoyens ? » déplore Bernard Hennebert.
Au CSA, on admet que le fonctionnement du Collège d’Avis va devoir être amélioré dans le sens à la fois d’une meilleure représentativité et de la « co-régulation », c’est-à-dire engageant réellement les intervenants (lesquels ne siègent aujourd’hui qu’à titre personnel). La nouvelle Déclaration gouvernementale de la CF y fait d’ailleurs explicitement allusion. « Nous réfléchissons aussi à établir des liens plus structurés avec différentes associations (CRIOC, Centre pour l’égalité des chances,…) afin de ne pas être déconnectés des préoccupations de la population » explique Marc Janssens, président du CSA depuis 2 ans (…).